
et Yves LAURENT, éditions Fayard, Paris 2006
1898. Depuis vingt ans, la France,

l’Angleterre et, dans une moindre mesure, l’Allemagne se livrent à une course de vitesse effrénée pouraussi mettre la main sur une partie de l’Afrique sub-saharienne et établir une s’assurer la meilleure part dans la conquête du continent africain.
La France, riche déjà de ses possessions et autres protectorats en Afrique du Nord, veut aussi mettre la main sur une partie de l’Afrique sub-saharienne et photo=
établir une ligne de continuité entre le Sénégal à l’ouest et la Somalie à l’est. Un empire de la côte atlantique à la mer Rouge ! Cette avancée d’ouest en est passe par le Tchad… Les colonies nouvellement conquises sont essentiellement affaires de militaires. Peu ou pas de colons. Peu ou pas d’activités économiques, de créations de richesse à destination de la métropole. Peu ou pas, donc, de retour sur investissements, comme on dirait aujourd’hui. Et l’opinion publique commence à se lasser de ces conquêtes coûteuses…
1898, c’est aussi la phase aiguë de l’Affaire Dreyfus. La France partagée entre dreyfusards et antidreyfusards. Et l’Armée, celle de la Revanche tant attendue depuis l’humiliation de 1870, mise en cause, brocardée, insultée par la presse antidreyfusarde qui demande à cor et à cris la révision du procès.